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Actualité – David Hockney au centre pompidou

En 1962, David Hockney sort diplômé du Royal College of Art de Londres. Il est confronté à l’éternelle question : que faire et comment le faire ? A cette époque, la mode de l’Expressionnisme abstrait atteint son point culminant, avec Jackson Pollock ou Rothko, ou les artistes de l’Ecole de New York. Cette école est vue comme l’événement important des dernières années, et le chemin vers le futur, notamment par le critique d’art américain Clément Greenberg. Mais il y avait aussi parmi ces artistes, Willem de Kooning, que l’on inclut dans le groupe des expressionnistes abstraits bien qu’il ait une relation ténue avec la représentation de la figure humaine et du paysage et en Europe, des artistes importants comme Francis Bacon, Lucian Freud, et Giacometti, qui semblaient néanmoins un peu démodés.

Après une première période de peinture expressionniste abstraite, Hockney s’est définitivement tourné vers la figuration. Clément Greenberg écrivait à cette époque qu’il n’était plus possible de peindre un visage, que toutes les images du monde visibles seraient des photographies, et qu’il n’y avait plus de voie possible pour la peinture figurative. Pour Hockney il y avait quelque chose d’erroné dans cette conception et, suivant Francis Bacon et De Kooning, il choisit la figuration, tout en refusant résolument une figuration passive.

En effet, au travers des tableaux de la Californie hédoniste, des double portraits, des peintures de paysage de Grand Canyon et du Yorkshire, il n’a eu de cesse de questionner en permanence les rapports entre le tableau peint et la photographie, la notion de perspective, et de faire le lien entre la peinture et les nouvelles technologies.

Grand admirateur de Picasso qui l’a aidé au début de sa carrière en montrant qu’un artiste pouvait changer de style au cours de sa vie, il deviendra son ardent défenseur sur la thématique cubisme- abstraction : en effet, à partir de 1980 Hockney inverse la lecture un peu académique et conventionnelle du cubisme qui fait de celui-ci le marchepied de l’Abstraction (ce marchepied sur lequel Picasso est resté figé car il n’a pas évolué vers l’abstraction, ce qui lui a valu d’être évacué du grand récit de l’Histoire de l’art à partir des années 50 ). Pour Hockney le cubisme n’est pas une abstraction mais un réalisme fondamental, le moyen le plus sophistiqué qu’un peintre ait pu imaginer pour aller au plus profond et au plus complexe dans la représentation du réel. L’artiste étayera sa démonstration dans son œuvre par la production de joiners à base de photographies, puis de tableaux et de vidéos reniant la perspective albertienne du point de vue unique héritée de la Renaissance.

La saison culturelle 2017 donne la part belle aux artistes du XXème qui ont choisi comme Hockney la voie de la figuration  notamment Derain, Balthus, et Giacometti avec l’exposition éponyme du musée d’art moderne de la ville de Paris, mais aussi Picasso avec « Picasso 1932 » au musée Picasso et les artistes du Pop Art avec « Pop Art-Icons that matter », collection du Whitney Museum au musée Maillol.

J’espère vous retrouver nombreux très prochainement. N’hésitez pas à me contacter par téléphone au 06 80 44 03 88 ou par mail à l’adresse kelle@kelle-art.com